Dépression post-partum : bien l'identifier pour mieux la traiter

Environ 10% des jeunes mamans souffriraient de dépression post-partum. Cette maladie présente des symptômes différents selon les personnes et peut être difficile à diagnostiquer puisqu’on aura tendance à mettre cet état dépressif sur le compte du fameux “baby blues”, qui lui, toucherait 80% des mères et semble donc quasi inévitable.

Baby blues : des troubles émotionnels tout à fait naturels

Une grande majorité des jeunes mamans connaît donc cet état dépressif bénin qu’est le baby blues, aussi appelé “syndrome du 3ème jour”, juste après l’accouchement. En général, il s’observe entre le troisième et le onzième jour après la naissance. Anxiété, vulnérabilité, irritabilité, sautes d’humeur… tous ces symptômes s’expliquent par des bouleversements physiologiques importants (au niveau des hormones notamment), et par la fatigue liée à l’accouchement et au manque de sommeil des premières nuits.

Ils sont amplifiés par une certaine culpabilité portée par les mères, la naissance étant un symbole de bonheur absolu dans nos représentations sociales. En effet, il peut être difficile d’accepter cet état dépressif quand vous êtes censée vivre ce qui fait partie des plus beaux instants de votre vie, et que “vous vous devriez” donc d’être épanouie !

Ces tourments émotionnels, tout à fait normaux, disparaissent en général d’eux-mêmes sans qu’il n’y ait d’intervention médicale.

3 règles d’or pour vous aider à vous sentir mieux :

  • N’hésitez pas à en parler autour de vous et osez demander de l’aide ! Vos proches, ainsi que des professionnels de la périnatalité (pensez aux services proposés par Ma Bonne Fée !), pourront non seulement vous aider à prendre soin du bébé, mais aussi vous donner un coup de main pour faire des petites courses, cuisiner pour vous avec amour, etc.

  • Prenez soin de vous : dormez dès que possible, et n’oubliez pas de bien vous alimenter et vous hydrater, prenez un bain, prenez l’air…

  • Ne restez pas seule : si vos proches sont loin et que vos amis ne sont pas très disponibles, sortez quand même vous changer les idées ! Allez dans des lieux d’accueil parent/enfant, des parcs, etc. où vous pourrez échanger avec d’autres jeunes mamans, ou flânez dans les boutiques, les vendeuses ne manqueront pas de venir bavarder avec vous en s’extasiant sur votre tout-petit !

Si une tristesse semble s’installer plus durablement et que vous semblez porter peu d’intérêt à votre bébé, il est possible que vous souffriez plutôt d’une dépression post-partum.

Dépression postnatale : quels facteurs de risque ? Comment la détecter ?

La dépression post-partum peut s’expliquer par la combinaison de nombreux facteurs : les causes physiologiques toujours, mais aussi les bouleversements provoqués dans votre vie par l’arrivée du bébé, le fait que vous puissiez vous sentir dépassée par ce qui peut être vécu comme des contraintes et un manque terrible d’équilibre entre les tâches à accomplir et les moments agréables.

Les femmes ayant déjà souffert de dépression par le passé sont plus à risque de développer une dépression postnatale, ce à quoi s’ajoutent d’autres facteurs de risque :

  • si vous avez récemment vécu des événements stressants (déménagement, changement de situation financière, par exemple),

  • si vous êtes peu soutenue / entourée socialement,

  • si vous avez une faible estime de vous-même,

  • si vous ressentez moins de bonheur en couple.

Contrairement au baby blues, une dépression post-partum est grave. Elle peut non seulement nuire à la mère, mais aussi entraver le lien d’attachement entre elle et son bébé, ce qui aura des conséquences sur le développement cognitif, social et affectif de ce dernier.

Vous pensez que ce qui vous arrive est plus qu’un Baby blues ? Un test de 10 questions élaboré par JL. Cox, J.M. Holden, & R. Sagovsky, appelé échelle EPDS (Edinburg Postnatal Depression Scale) ou échelle de Cox, est disponible grâce au blog de ma Cocoon box en cliquant ici. Il vous permettra de faire rapidement un point sur votre état : un score supérieur à 12 signifie une dépression post-partum probable.

Ce test prend en compte la semaine qui vient de s’écouler. Il peut être bon de le refaire dans 2 à 3 semaines. Il permet de vous situer par et pour vous-même. Bien entendu, il ne constitue pas un outil d’auto-diagnostic et ne se substitue pas à un avis médical. Seul un entretien clinique auprès d’un spécialiste pourra permettre d’établir un diagnostic précis.

Nous vous invitons également à découvrir le site de l’association Maman Blues, qui peut être une source d’information et de soutien : www.maman-blues.fr, pour vous aider dans les difficultés rencontrées. Enfin, n’hésitez pas à composer le numéro vert Allo Parents Bébé : 0 800 00 34 56, service d’aide et de soutien à la relation parents/bébé.